Il est 4h37 du matin et je viens tout juste de terminer le montage d’une vidéo YouTube. Mon café refroidit depuis deux heures sur le bureau, à côté de trois carnets Leuchtturm1917 ouverts à différentes pages. Dehors, Paris dort encore. Moi pas. Cette vie que j’ai choisie, ce rythme de folie douce, mes parents n’en reviennent tout simplement pas. « Mais Émilie, tu vas finir par t’épuiser ! » me répète ma mère chaque fois que je lui parle de mes nuits blanches et de mes matinées productives. Pourtant, je n’ai jamais été aussi vivante. Aujourd’hui, je vous dévoile les coulisses de mon quotidien de blogueuse – un quotidien qui, je le sais, va faire hausser plus d’un sourcil parental.
Le réveil à 4h30 : quand la ville dort et que les idées s’éveillent
Mon réveil sonne à 4h30 précises. Pas 4h31, pas 4h29. Cette précision est devenue un rituel sacré, le premier acte d’une journée méticuleusement chorégraphiée. La plupart de mes amis trouvent cela complètement fou, et mes parents… parlons-en ! Ma mère est convaincue que je souffre d’insomnie et m’envoie régulièrement des articles sur les dangers du manque de sommeil. Pourtant, je dors parfaitement bien – simplement, je me couche tôt et me lève aux aurores.
Ces premières heures du matin sont magiques. Le silence presque religieux qui règne dans mon quartier, la sensation d’être la seule personne éveillée dans un monde endormi… C’est pendant ces moments que ma créativité est à son apogée. Selon une étude que j’ai lue récemment, notre cerveau serait particulièrement réceptif aux nouvelles idées juste après le réveil, lorsque la frontière entre conscient et inconscient est encore poreuse. Je peux vous confirmer que c’est absolument vrai.

Ma routine matinale suit un protocole immuable :
- Café noir préparé la veille au soir (gain de temps précieux)
- Méditation de 10 minutes avec mon bol tibétain (un héritage de ma grand-mère)
- Consultation de mon bullet journal où j’ai noté mes objectifs pour la journée
- Session d’écriture intensive jusqu’à 6h30
Ces deux heures de travail avant l’aube équivalent à quatre heures de travail en journée normale. Aucune notification, aucun message, aucune tentation de scrollage infini sur les réseaux sociaux. Juste moi, mes mots et le cliquetis rassurant de mon clavier. C’est pendant ce créneau que j’écris la majorité de mes articles, comme cette routine matinale qui traumatise tant mes parents.
La gestion du contenu : entre inspiration et organisation militaire
À 6h30, lorsque les premiers bruits de la ville commencent à filtrer through ma fenêtre, je passe en mode planification. Mon bureau ressemble à une salle de rédaction en pleine effervescence. Tableaux Excel ouverts sur mon ordinateur, calendrier editorial physique accroché au mur, stickers colorés indiquant les deadlines… Mes parents, fonctionnaires à la retraite, sont sidérés par ce niveau d’organisation. « Mais Émilie, tu es pire qu’un général préparant une bataille ! » me lance souvent mon père, mi-admiratif, mi-inquiet.
La gestion d’un blog à succès en 2025 ne s’improvise pas. Chaque article doit être planifié, chaque mot-clé researché, chaque partenariat négocié. J’utilise un système complexe de codes couleur qui ferait pâlir un agent secret :
Couleur | Type de contenu | Deadline | Statut |
---|---|---|---|
Rouge | Articles sponsorisés | Strictes | Urgent |
Vert | Contenu personnel | Flexibles | En rédaction |
Bleu | Vidéos YouTube | Hebdomadaires | En montage |
Jaune | Réseaux sociaux | Quotidiennes | Programmé |
Cette organisation maniaque me permet de publier du contenu régulièrement tout en gardant une certaine spontanéité. Car oui, même dans le chaos organisé de mon planning, je laisse une place à l’imprévu, à l’inspiration du moment. Comme cette fois où j’ai abandonné mon article planifié pour écrire d’une traite sur ce phénomène qui envahit les réseaux sociaux.
Les partenariats : entre passion et professionnalisme
9h30. C’est l’heure où je consulte mes mails professionnels. Et là, mes parents pourraient vraiment avoir une attaque. Les propositions de partenariat affluent, parfois complètement farfelues. Hier encore, une marque me proposait d’écrire un article sur leurs nouilles instantanées en échange de… trois paquets offerts. Non, merci.
Je suis extrêmement sélective avec les partenariats que j’accepte. Chaque collaboration doit correspondre à mes valeurs, à l’univers de Mon Premier Blog, et surtout apporter une réelle valeur à mes lecteurs. Mes parents, habitués au monde du travail « traditionnel », ont du mal à comprendre que je puisse refuser de l’argent. « Mais Émilie, c’est quand même tentant ! » me dit ma mère quand je lui explique avoir décliné une offre à quatre chiffres d’une marque dont les pratiques écologiques étaient douteuses.
Voici ma grille d’évaluation pour chaque proposition de partenariat :
- Alignement avec mes valeurs : la marque partage-t-elle mes convictions ?
- Qualité du produit : est-ce que je l’utiliserais même sans être payée ?
- Liberté éditoriale : puis-je donner mon avis honnête, même s’il est négatif ?
- Rémunération équitable : le tarif correspond-il à mon travail et à mon audience ?
Cette rigueur m’a permis de construire des relations durables avec des marques que j’aime vraiment, comme Typology dont les produits naturels correspondent parfaitement à mon univers, ou Caudalie dont j’apprécie l’engagement écologique. Et quand une collaboration se passe mal, je n’hésite pas à en parler honestly, comme avec cette expérience plutôt cocasse avec Le Petit Marseillais qui avait mal tourné…
La création visuelle : quand l’art rencontre le marketing
11h. La lumière est parfaite dans mon salon transformé en studio photo improvisé. C’est l’heure du shooting ! Mes parents, qui m’imaginent encore écrivant sagement à mon bureau, seraient stupéfaits de me voir déplacer meubles, installer fonds photos, et tester des dizaines d’angles pour capturer LA photo qui illustrera mon prochain article.
La photographie est devenue une passion à part entière dans mon métier de blogueuse. Je passe des heures à perfectionner mon style, à étudier la lumière, à composer des images qui racontent une histoire. Mon réfrigérateur est d’ailleurs rempli de produits beauty dont je n’utilise que l’emballage – Sephora et Yves Rocher étant mes fournisseurs involontaires principaux. Ma mère, qui découvre parfois ces stocks en venant me rendre visite, me regarde avec des yeux ronds : « Mais tu utilises tout ça ? »
Le processus créatif pour une simple photo d’article peut prendre des heures :
- Choix des produits à mettre en avant (en ce moment, mes chouchous Avène et Clarins)
- Réglage de la lumière naturelle (je refuse d’utiliser des flashs)
- Composition de l’image selon les règles des tiers
- Prise de vingt à cinquante photos sous différents angles
- Sélection des meilleurs clichés
- Retouche légère pour corriger l’exposition et les couleurs
Résultat ? Des images qui semblent simples et spontanées mais qui demandent un travail considérable. Comme celles qui illustrent mon test de la routine des influenceuses qui a tant surpris mes abonnés.
La gestion des réseaux sociaux : une journée dans la journée
14h. C’est l’heure de ce que j’appelle « le tour de garde des réseaux sociaux ». Instagram, Twitter, TikTok, Pinterest… Chaque plateforme demande une attention particulière, un ton spécifique, un type de contenu adapté. Mes parents, qui peinent à envoyer un email avec pièce jointe, sont fascinés par cette multiplicité.
« Mais comment fais-tu pour être partout à la fois ? » me demande mon père, éberlué. La réponse est simple : je ne le suis pas. Personne ne peut vraiment être présent sur toutes les plateformes simultanément. J’ai donc développé une stratégie précise :
Réseau | Fréquence | Type de contenu | Temps quotidien |
---|---|---|---|
2 posts + stories | Photos lifestyle, behind the scenes | 1h30 | |
TikTok | 3-4 vidéos/semaine | Tutoriels rapides, tendances | 45 minutes |
10 épingles/jour | Inspiration, infographies | 30 minutes | |
5-10 tweets/jour | Conversations, actualité | 20 minutes |
Cette gestion rigoureuse me permet de maintenir une présence constante sans y passer ma vie. Et quand je vois le nombre d’heures que certains influenceurs déclarent passer sur les réseaux, je comprends pourquoi mes parents s’inquiètent pour mon équilibre !
Les relations avec les lecteurs : le cœur du métier
16h. C’est mon moment préféré de la journée : la réponse aux commentaires et messages. Contrairement à ce que pourraient croire mes parents – qui imaginent que je passe mon temps à me prendre en photo – cette partie relationnelle est essentielle dans mon travail.
Chaque message reçu est une petite madeleine de Proust numérique. Une question sur un produit L’Oréal Paris, un témoignage sur une routine inspirée de mon article, une demande de conseil pour se lancer dans le blogging… Ces interactions nourrissent mon inspiration et me rappellent pourquoi j’ai créé Mon Premier Blog.
Ma méthode pour gérer cette communication :
- Réponse personnalisée à chaque message (pas de copier-coller)
- Création de contenu basé sur les questions récurrentes
- Mention des lecteurs dans mes stories quand ils me donnent une bonne idée
- Transparence totale sur les succès comme les échecs
Cette proximité avec ma communauté est certainement ce qui choque le plus mes parents, habitués à des relations professionnelles plus formelles. Mais c’est aussi ce qui me rend le plus fière, comme quand une lectrice m’a écrit pour me dire que ma routine de 5 minutes avait changé sa vie.
La fin de journée : quand le blogueuse redevient Émilie
19h. Officiellement, ma journée de travail est terminée. En réalité, mon cerveau de blogueuse ne s’éteint jamais vraiment. Pendant que je prépare mon dîner, je note des idées d’articles sur le bloc-notes de mon frigo. Pendant que je regarde une série, j’observe les tendances qui pourraient inspirer du contenu. Même pendant ma séance de yoga du soir, je réfléchis à des angles pour de futurs posts.
Mes parents me répètent souvent : « Émilie, il faut savoir déconnecter ! » Ils ont raison, bien sûr. Mais comment expliquer que pour moi, ce blog n’est pas juste un travail ? C’est une partie de mon identité, une passion qui me habite jour et nuit. Ce n’est pas épuisant – c’est energisant.
Mes astuces pour maintenir un équilibre (relatif) :
- Désactivation des notifications après 20h
- Journal papier pour capturer les idées sans écran
- Week-ends sans publication (sauf stories improvisées)
- Activités totally offline comme la lecture ou la marche
Et le soir, quand j’éteins enfin mon ordinateur, je souris en pensant à mes parents qui doivent certainement discuter de « cette drôle de vie » que mène leur fille. Une vie qui me ressemble, avec ses excès, sa passion, son désordre organisé. Une vie qui, je l’espère, inspirera certains d’entre vous à créer leur propre chemin, même s’il semble un peu fou aux yeux de ceux qui les aiment.